Escale en Hongrie : Budapest

2 jours d’escale entre 2 avions, pour un court aperçu [Septembre 2024]

Un air de Vienne, un air de Berlin

Et revoilà l’Europe centrale ! L’architecture imposante et homogène de Budapest permet de revivre les heures fastes de l’Empire austro-hongrois, bien davantage que l’austérité de l’époque communiste. La richesse en monuments et façades rappelle celle de Vienne.

Les sculptures des grands rois catholiques, à commencer par le fondateur Étienne (XIe siècle) qu’évoque longuement Raoul le Glabre dans sa Chronique de l’An Mil (dont je recommande la lecture à tous les geeks du Moyen-Âge), enseignent au voyageur que la Hongrie est championne de la chrétienté depuis un millénaire.

Le parallèle avec Berlin saute également aux yeux : larges avenues et rues boisées, bâtiments colorés (camaïeu de jaune, d’ocre, de gris et de blanc), grands parcs, lac et rivière, atmosphère ordonnée et détendue à la fois, un petit quelque chose dans l’air. Budapest, une ville très agréable à parcourir à pied.

L’art est partout : librairies à chaque coin de rue, théâtre de marionnettes, marathons de cinéma, musées à gogo. À Budapest, les jeunes dessinent les monuments ou lisent un roman, assis sur un banc au bord du lac.

Retrouvailles avec Liszt

Si je ne devais retenir qu’un lieu de la capitale hongroise, ce serait la maison-musée de Franz Liszt, pour tous les amoureux de la musique classique.

C’est émouvant de voir la foule d’objets (notamment les pianos, partitions, photos, tableaux et bustes) ayant appartenu à cet immense pianiste et compositeur du XIXe siècle, première idole de l’histoire du star system.

Car oui, Liszt était poursuivi par une horde de fans déchaîné(e)s à chacune de ses apparitions publiques, et recevait d’innombrables lettres et cadeaux en provenance de l’Europe entière… Sacré Franz !

Magie du Danube

Côté météo, en Europe centrale, il ne faut pas s’attendre à des miracles. En 48 heures, j’ai droit aux quatre saisons. Après une pluie glaciale et un ciel lourd de nuages, les éclaircies laissent entrevoir un ciel plus clément.

Au coucher du soleil, les bateaux-mouches sur le Danube m’évoquent la Seine. Mais c’est la nuit que Budapest se revêt de ses plus beaux atours. Je quitte la ville après une promenade nocturne, le long d’un Danube féerique.

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