Dahab (Égypte)

Année 3 : Égypte & Maroc

1 mois [Automne 2024] + 1 mois [Hiver 2024-25]

Difficile de raconter Dahab, de dépeindre son atmosphère unique au monde. Au départ, j’avais décidé d’y poser mon sac à dos pour faire de la plongée et rencontrer des nomades digitaux. Mais j’étais loin de me douter de tout ce que j’allais y vivre.

La beauté

Dahab, c’est d’abord une beauté hors du commun, quel que soit l’endroit où le regard se porte. Niché entre le golfe d’Aqaba (mer Rouge) et les montagnes du Sïnai aux couleurs invraisemblables, le village bédouin de Dahab fait face à la belle Arabie Saoudite.

Le littoral de Dahab est célèbre pour ses coraux multicolores et ses eaux peu profondes qui, à quelques dizaines de mètres de la côte, butent sur un magnifique tombant de plusieurs kilomètres. Les poissons qui y vivent sont d’une grande diversité de taille, de forme et de couleur. Un régal pour les amateurs de snorkeling, de plongée bouteille et d’apnée ! La mer est constamment bicolore : bleu clair (coraux, eau peu profonde) et bleu foncé (eau profonde). Des conditions idéales, avec pour couronner le tout, du soleil toute l’année.

Les activités outdoor

Avec ses innombrables spots de plongée de renommée mondiale (Blue Hole, Canyon, Lighthouse, Gabr el Bint…), Dahab fait le bonheur des plongeurs (bouteille et apnée) et des amateurs de snorkeling. Mais pas seulement : le Blue Lagoon et la Laguna sont des spots de kitesurf mondialement connus. À Dahab, on dirait que tout le monde plonge, glisse et grimpe.

Car l’escalade et la randonnée ne sont pas en reste, avec les montagnes et le désert du Sinaï en guise de terrain de jeu. Pour des possibilités infinies !

Pour la randonnée à Dahab et dans les environs, je recommande tout particulièrement les tours organisés par mon ami Ramy et son agence Cadence Seekers.

La communauté

Dahab possède une atmosphère (vibe) unique au monde : hippie, relax, chill… Les Égyptiens du Caire et d’Alexandrie s’y mêlent joyeusement aux étrangers de tous les pays, tandis que les Bédouins vivent légèrement à l’écart, dans une ambiance tranquille et respectueuse (contrairement à ce qui se passe dans le reste de l’Égypte, car oui, Dahab est une oasis de tolérance). La sécurité à Dahab est excellente : en tant que voyageuse solo, je n’ai eu aucun problème.

En plus de 2 ans de vie nomade, il n’y a qu’à Dahab que j’ai pu rencontrer autant de belles personnes, intéressantes, positives et dynamiques. Et je me suis amusée comme jamais ! En seulement un mois, j’ai pu me constituer un groupe d’amis durables : tous freelances, plus ou moins nomades, établis à Dahab à court, moyen ou long terme.

Ramy, Tristan, Basel, Hagar & Marie

Love you guys 💙

La qualité de vie

À Dahab, on peut vivre confortablement avec 500€ par mois (tout compris). Dans le monde entier, seuls les pays d’Asie du Sud-Est offrent une telle qualité de vie à ce prix. La nourriture est excellente, saine et variée, à des prix défiant toute concurrence (3€ le plat européen, 3€ le repas égyptien). Pour la première fois de ma vie, je mange dehors tous les jours.

La communauté est très active à Dahab et propose de nombreuses activités (en dehors de la plongée bouteille, de l’apnée, du kitesurf, de l’escalade et de la randonnée déjà évoqués) : yoga, acroyoga, méditation, cours d’arabe, salsa, soirées électro…

L’énergie du Sinaï

Le désert du Sinaï possède une énergie millénaire, biblique, mystique. Mes 3 jours de randonnée autour de Sainte-Catherine m’ont permis d’observer comment vivent les Bédouins dans leur habitat naturel.

Une leçon d’harmonie avec l’univers : pas de téléphone, pas d’Internet, pas de route, pas de voiture, pas d’électricité. Seulement des dromadaires, des roches, des plantes, des oasis et des feux de camp. Cela m’a rappelé l’immersion dans la tribu Wiwa, à l’autre bout du monde, dans un décor radicalement différent mais à l’énergie tellement proche…

Sinaï

Dix-huit heures. Nuit noire.
Les Bédouins allument un feu
dont les crépitements invoquent
l’aube des temps.
 
Des chants immémoriaux célèbrent le divin
qui au dehors n’a plus d’écho
dans l’autre monde
dans notre monde.
 
De ce sommet est descendu Moïse
ses tables sous le bras
mais qu’en avons-nous fait
dont nous n’ayons à rougir ?
 
Cet élan spirituel convertira l’impie
si tant est qu’il lui reste
dans un recoin du cœur
un désir de désert.

Le vortex

Finalement, je n’ai qu’une envie : retourner à Dahab. D’ailleurs, c’est chose faite dès janvier 2025 !

Revoir mes amis, admirer les coraux et les poissons, faire de la plongée, de l’apnée, du snorkeling, de la randonnée, apprendre le kitesurf et l’escalade, progresser en arabe en riant aux éclats, manger des plats délicieux et pas chers sur la plage, regarder les étoiles briller et le soleil se lever.

C’est ce que j’appelle le vortex de Dahab : personne ne veut plus repartir.

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