Année 3 : Égypte & Maroc
1 mois [Automne 2024]
Parmi toutes les grandes villes du Maroc, j’ai choisi de m’installer à Rabat, la capitale du pays, pour son littoral atlantique, son patrimoine historique, sa vie culturelle et ses infrastructures de transport (autocars, trains et avions permettant de se rendre partout, rapidement). Et je n’ai pas regretté mon choix, car Rabat est une capitale agréable à vivre, tranquille et attachante.
Rabat, ville atlantique
J’ai habité dans le quartier de l’Océan, à une minute à pied dudit océan, et malgré l’humidité et le froid ressentis au mois de novembre (d’autant que je n’étais pas équipée en vêtements chauds), le fait d’apercevoir l’Atlantique depuis mon salon a été une source de joie quotidienne.

La promenade du littoral n’est pas aussi longue ni aussi aménagée que dans d’autres villes atlantiques du Maroc (Tanger, Essaouira), mais elle reste très agréable.








Rabat, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco

Fait rare, la ville de Rabat toute entière est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, en raison de son incomparable richesse historique : la Médina, la Kasbah des Oudayas, la tour Hassan, les innombrables remparts ainsi que le site archéologique romain et mérinide de Chellah.


























Chellah est un site romain et mérinide qui a été classé à l’Unesco en 2012 et rouvert au public en 2024. Chellah fait partie intégrante de l’identité de Rabat, et l’énergie qui se dégage du site est vraiment unique. Une colonie d’environ 70 cigognes y habite depuis toujours.










Pour mieux comprendre les occupations successives de Rabat par les Phéniciens, Carthaginois et autres Romains, le musée de l’Histoire et des Civilisations est un must. Il s’agit tout simplement du meilleur musée d’archéologie au Maroc, car les objets découverts à Volubilis et à Chellah sont exposés dans ce musée.














Rabat, capitale culturelle
Capitale administrative du royaume du Maroc, ville du roi, des fonctionnaires et des diplomates, Rabat possède une atmosphère feutrée, chic et légèrement guindée. C’est la ville la plus propre et soignée du Maroc, ce qui semble ne pas plaire à certains Marocains. Rabat est incontestablement la vitrine du royaume.

Loin de la scène underground de Casablanca ou du dynamisme populaire de Tanger, la vie culturelle de Rabat est très « officielle » et « prestigieuse ». Durant mon séjour, j’ai notamment assisté au festival international du cinéma d’auteur de Rabat et au festival international Visa for Music, le tout sous le haut patronage de sa majesté le roi Mohammed VI.




Rabat, chemins de traverse
Grâce à mon ami Soufiane, natif de la Kasbah des Oudayas, j’ai pu découvrir diverses facettes de Rabat, une ville pas si lisse qu’on pourrait le penser de prime abord. Les friches et zones marécageuses du fleuve Bouregreg serpentant au pied de Chellah, les ruelles obscures de la Médina contrastant avec le blanc lumineux des Oudayas, la persistance des traditions dans une capitale qui se veut résolument moderne, le couscous et les biscuits maison de la maman de Soufiane le vendredi, c’est tout cela aussi, Rabat.









Et pendant un mois, j’ai déjeuné (ou plutôt brunché) chez mes amis Ismaël et Ali du restaurant The Kitch presque tous les jours. The Kitch est un lieu de vie : on peut y manger, lire, travailler avec son ordinateur, écouter de la musique et avoir des discussions joyeuses, le tout avec le sourire. De la bonne cuisine, un bel espace et surtout, de belles personnes qui m’ont fait sentir comme en famille. C’est également à The Kitch que j’ai rencontré mon cher ami Antonio, journaliste sévillan « exilé » de l’autre côté du détroit, spécialiste du Maroc et du Proche-Orient.


Je laisse le mot de la fin à Faouzi Bensaïdi, dans un bel ouvrage collectif intitulé Lettres à un jeune marocain que j’ai pu feuilleter en déjeunant à The Kitch :
Si votre désir est fort, si votre nécessité est d’abord intérieure, alors continuez.
Continuez sans crainte de vous perdre.
C’est le désir d’avancer qui invente le chemin.



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