Almaty (Kazakhstan)

Année 3 : Asie centrale

1 mois [Septembre 2025]

Préambule

Après avoir passé le mois de juillet à sillonner le Kazakhstan et le mois d’août à sillonner le Kirghizistan, me voici de retour à Almaty, la ville d’Asie centrale où il fait bon vivre.

À Almaty, la vie s’écoule tranquillement, telle une rivière pleine de pommes.

Almaty, ville de la pomme

Il semble qu’historiquement, Almaty soit le berceau du pommier, arbre fruitier qui, par la suite, colonisera le monde. Le nom d’Almaty (Alma-ata) signifie en kazakh « pleine de pommes » et en russe « père des pommes ». En septembre est célébrée la fête d’Almaty, où 100 tonnes (!) de pommes sont vendues et distribuées aux habitants.

À Almaty, l’amour de la pomme dépasse toute mesure.

Almaty, ville verte

Les larges avenues piétonnes et arborées font partie des choses que j’aime le plus à Almaty. Il est tellement agréable de se balader à Almaty, dans n’importe quel quartier, que ce soit à pied ou à vélo : tout est fait pour faciliter la vie des promeneurs. Le long de la rivière, autour des lacs ou dans les vastes parcs (notamment Kok Tebe, le parc du Premier Président ou encore Central Park), il y en a pour tous les goûts. L’atmosphère d’Almaty est si tranquille… et il y a des terrasses de café partout.

Au détour d’une avenue trônent les hautes montagnes qui séparent le Kazakhstan du Kirghizistan. En hiver, Chimbulak, sur les hauteurs d’Almaty, est l’une des stations de ski les plus prisées d’Asie centrale. Et le Medeu, immense complexe de sports d’hiver, est la plus grande patinoire à ciel ouvert du monde.

Au départ d’Almaty, il est possible de réaliser un grand nombre d’excursions en pleine nature : montagnes, lacs, canyons…

Almaty, ville soviétique

Pour les amoureux d’architecture soviétique, Almaty est un formidable terrain de jeu. Tous les bâtiments de l’ère soviétique sont encore là, et le vert des arbres vient contrebalancer le gris des façades.

L’architecture néoclassique n’est pas en reste, et la cathédrale d’Almaty (ci-dessous en haut à gauche) représente l’un des plus beaux exemples d’art déco « à la russe », à l’époque où Antonio Gaudi ornait Barcelone de ses plus beaux monuments.

Almaty, ville culturelle

Pour quiconque s’intéresse aux cultures de l’Asie centrale, ou souhaite pratiquer le russe et vivre en immersion dans un environnement russophone, Almaty représente une alternative intéressante à Moscou et Saint-Pétersbourg (où, à titre personnel, j’évite de me rendre en ce moment).

Musées, concerts, festivals, librairies, hommages à la littérature russe (Lermontov) et centrasiatique (Süleymenov et Aïtmatov) dans les rues d’Almaty… Fait remarquable, la culture populaire est également mise à l’honneur : dans une allée piétonne du centre-ville, une statue en bronze de Viktor Tsoï, chanteur emblématique du groupe de rock soviétique Kino, est vénérée de tous les jeunes (et moins jeunes).

Sans compter les excellents restaurants kazakhs, ouzbeks, russes (miam !), coréens, européens…

Les jeunes Kazakhs (ethniques) parlent souvent russe entre eux, car ils considèrent que parler russe est « plus inclusif ». Nombreux sont ceux qui ont grandi dans une famille russophone et qui ne maîtrisent pas le kazakh, à commencer par l’un de mes amis, né à Pavlodar et éduqué « à la russe » en dépit de son ethnicité kazakhe.

En Asie centrale, le russe joue le même rôle que l’anglais dans les pays occidentaux. C’est, en quelque sorte, la « LV1 » de l’Asie centrale et, pour un certain nombre d’habitants, la langue maternelle.

À Almaty, je parle aussi bien anglais que russe avec mon excellent groupe d’amis (composé de Kazakhs, de Russes, de Chinois et d’Occidentaux). J’apprécie énormément l’atmosphère cosmopolite d’Almaty.

Almaty, cœur de l’Asie, cœur du monde.

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